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mercredi 11 mai 2011

Alcoolisme : Les experts s’accordent sur un nouveau plan d’action européen contre l’alcoolisme

Publié sur le site OMS/Europe

06-05-2011 L’OMS/Europe a encadré une réunion d’experts nationaux sur la politique en matière d’alcool à Zurich (Suisse) les 4 et 5 mai 2011 pour examiner le projet de plan d’action européen contre l’alcoolisme et une série d’enquêtes prévues sur le sujet de l’alcool et de la santé, ainsi que pour échanger des informations sur les initiatives politiques à cet égard. L’alcool est en effet le tout premier facteur de risque induisant la morbidité et une mortalité prématurée chez les 15-59 ans.

Le premier jour, un consultant a présenté les risques de décès dus à l’alcool. Le message clé était le suivant : comme il n’existe aucun seuil de sécurité en ce qui concerne la consommation d’alcool, il faudrait bannir l’usage des termes et expressions tels que « consommation responsable » et « sans danger » ou « abus d’alcool » et faire référence aux niveaux de risque. Les bases factuelles révèlent en outre une corrélation linéaire entre l’alcool et le cancer du sein.

Plus d'infos sur le site

Communiqué de presse (10 Mai 2011) – Les associations de malades et le RES demandent à l’OMS la reconnaissance des Maladies environnementales

publié sur le site du RES réseau environnement santé

Le 12 mai est la Journée Mondiale des maladies environnementales : Syndrome d’hypersensibilité chimique multiple (MCS) – Electrosensibilité (EHS) – Syndrome de fatigue chronique – Syndrome de Fibromyalgie – Syndrome d’intoxication aux métaux lourds.

Les associations de malades de pathologies environnementales demandent à être enfin reconnues par l’Organisation Mondiale de la Santé.

Le communiqué de presse sur le site du RES

lundi 9 mai 2011

Manger équilibré : une question de dosage en aliments de bon profil nutritionnel

PUBLIÉ SUR LE SITE DE L'INRA

fruits.jpegA partir de données sur la consommation alimentaire des Français, des chercheurs de l’INRA ont développé une méthode pour quantifier la part relative des aliments qui devraient composer un régime alimentaire idéal.

A retenir le systeme SAIN / LIM

2 indicateurs qui estiment respectivement et séparément les aspects favorables (SAIN = richesse en nutriments protecteurs tels que vitamines, minéraux, fibres et acides gras essentiels) et défavorables (LIM = teneur en composés à limiter - sodium, sucres ajoutés, acides gras saturés) de chaque aliment. A l’issue d’un calcul basé sur ces indicateurs, les aliments se sont répartis en 4 classes distinctes. Pour avoir une alimentation équilibrée la part des aliments de bon profil nutritionnel, c'est-à-dire riches en nutriments protecteurs, devrait atteindre près de 2/3 du poids total consommé, le tiers restant pouvant être composé d’aliments considérés moins favorables à la santé. Ces travaux sont publiés dans le British Journal of Nutrition d’avril 2011.

Plus d'infos sur le site de l'INRA

crédit photo : http://www.wallpaper4me.com/

Du saumon génétiquement modifié bientôt dans vos assiettes

Paru sur Slate.fr

saumon.gifPlus grand, plus vite plus grand, l'AquAdvantage® Salmon devrait être bientôt autorisé par les Etats-Unis. Avec quels risques?
un article de Jean-Yves Nau : Journaliste et docteur en médecine, Jean-Yves Nau a été en charge des questions de médecine, de biologie et de bioéthique au Monde pendant 30 ans. Il est notamment le co-auteur de «Bioéthique, Avis de tempête».

Extrait "Ce poisson qui a déjà un nom de marque (AquAdvantage® Salmon) était au départ un saumon Atlantique (Salmo salar), une espèce présente dans les zones tempérées et arctiques de l'océan du même nom; un poisson aujourd’hui élevé de façon intensive, pour l’essentiel en Norvège (production annuelle de près d’un million de tonnes).

Un saumon qui grandit deux fois plus vite que son congénère non OGM

Les spécialistes d’AquaBounty ont réussi à greffer deux gènes étrangers au sein de son patrimoine génétique. Tout d’abord le gène qui assure la production de l’hormone de croissance chez le saumon Chinook (ou saumon royal, le plus grand des cinq espèces de saumons). Ensuite un gène assurant la production d’une protéine «anti-gel». Résultat: un saumon transgénique doté d’une puissante hormone de croissance et ce tout au long de l’année alors que l’expression naturelle du gène de l’hormone de croissance du saumon atlantique est réduite dans les périodes froides.

AquAdvantage® Salmon atteint une taille de commercialisation en un an et demi soit près de deux fois plus vite que son congénère «naturel». S’inquiéter? Nullement, à en croire Ronald Stotish, l’un des responsables d’AquaBounty, pour qui il ne faut voir là qu’une «d’une construction stable et sans danger».

Tout le monde, loin s’en faut, ne partage pas l’avis de Ronald Stotish. Plus que l’aspect sanitaire c’est la question environnementale qui semble poser les plus grandes difficultés. Comme dans le cas des organismes végétaux génétiquement modifiés, la crainte principale est celle de la dissémination de l’individu génétiquement modifié dans la nature."

Plus d'infos sur le site

crédit photo :theragman.pointblog.fr

Journée nationale de dépistage des cancers de la peau : jeudi 19 mai 2011

Communiqué du SNDV Syndicat National des Dermatologues Vénéréologues

journée cancer peauLe
 principe
 de
 cette
 opération
 de
 santé
 publique
 est
 basé
 sur
 le
 volontariat
 des
 dermatologues
 qui,
 depuis
 1998,
 dépistent
 bénévolement
 lors
 de
 ce
 rendez‐vous
 annuel.

Lire le dossier de presse sur le sujet

Détergents : nouveaux critères pour le label écologique

ecolabel_eu.gif

Paru au Journal Officiel de l'Union Européenne le 30/04/2011

Détergents pour lave-vaisselle : Les critères visent en particulier à promouvoir les produits qui ont une incidence réduite sur les écosystèmes aquatiques, qui contiennent une quantité limitée de substances dangereuses et pour lesquels un essai de performance a été réalisé.

Détergents textiles : Les critères visent en particulier à promouvoir les produits qui ont une incidence réduite sur les écosystèmes aquatiques, qui contiennent une quantité limitée de substances dangereuses et pour lesquels un essai de performance a été réalisé. Ils visent également à réduire la consommation énergétique liée au lavage du linge en encourageant l’utilisation de produits efficaces à basses températures.

DuALIne : l’alimentation durable, un nouveau champ de recherche au Nord comme au Sud

PUBLIÉ SUR LE SITE DE L'INRA


nourriture_1.jpgLe Cirad et l'Inra ont présenté les résultats préliminaires de la réflexion stratégique DuALIne dont l'objectif était d'identifier les questions de recherche à privilégier sur le thème de l'alimentation durable. Un large éventail de parties prenantes (scientifiques, administration, secteur privé et associatif) était présentes lors de cette restitution et mise en débat.
Plus d'infos sur le site de l'INRA

Colloque Durabilité de l'alimentation face aux nouveaux enjeux - DuALIne, 29 mars 2011 : voir les présentations

dimanche 8 mai 2011

JOURNÉE EUROPÉENNE DE L'OBESITE 21 MAI 2011

Affiche JEO 2011
Le CNAO Collectif National des Associations d'Obèses poursuit, en 2011, son combat pour une reconnaissance politique, sociale et humaine de ce qui, aujourd’hui encore, n’est pas considéré comme une maladie.
Lien vers les documents du CNAO


Pour rappel la dernière étude parue dans The Lancet et l'article du Journal Le Monde sur cette étude.

Réduire l’usage des pesticides par la protection intégrée : lancement du projet européen PURE

PUBLIÉ SUR LE SITE DE L'INRA

agricultture.jpg Pour satisfaire la demande alimentaire et préserver les ressources environnementales, l’agriculture doit augmenter la quantité et la qualité des produits récoltés tout en réduisant son empreinte écologique. Dans ce contexte est lancé pour quatre ans le projet européen « PURE », pour Réduction des usages et des risques liés aux pesticides par la protection intégrée dans les systèmes agricoles européens. Ce nouveau projet*, coordonné par l’Inra, associe quatorze instituts de recherche ou universités européens, deux organisations de développement agricole, cinq industries et un organisme de conseil et de gestion de projet. Il facilitera l’adoption de solutions de protection intégrée innovantes.

PLUS D'INFOS SUR LE SITE INRA

http://www.photo-libre.fr/agriculture_photo.htm

REDUIRE LA TENEUR EN SEL DE NOS ALIMENTS UNE ÉTUDE DE L'INRA

PUBLIÉ SUR LE SITE DE L'INRA

selComprendre le goût salé en bouche : entre défi scientifique et enjeu sanitaire

Réduire la teneur en sel des aliments est un enjeu majeur de santé publique. Des chercheurs de l’Inra, en collaboration avec leurs collègues d’AgroParisTech, ont mis en évidence l’importance de la composition, de la structure et de la texture de produits fromagers modèles dans la libération du sel en bouche en lien avec la perception salée. Ils ont modélisé ce processus. Leurs résultats constituent une avancée majeure vers la formulation de produits à teneur réduite en sel.

PLUS D'INFOS SUR LE SITE INRA

http://www.photo-libre.fr/agriculture_photo.htm

L'Assemblée adopte la proposition de loi visant à interdire l'utilisation des phtalates, des parabènes et des alkylphénols

Publié sur le site de l'Assemblée Nationale

chimieL'Assemblée adopte la proposition de loi visant à interdire l'utilisation des phtalates, des parabènes et des alkylphénols

Mardi 3 mai après-midi, les députés ont adopté en première lecture, par 236 voix "pour" et 222 voix "contre", la proposition de loi d'Yvan Lachaud visant à interdire l'utilisation des phtalates, des parabènes et des alkylphénols, contre l'avis du Gouvernement.

En savoir plus sur le site de l'assemblée nationale

http://www.photo-libre.fr/texture_photo.htm

samedi 7 mai 2011

Phtalates, parabènes, alkylphénols Quatre questions à Marc Mortureux

Publié sur le site de l'ANSES

L'évaluation des risques des perturbateurs endocriniens - substances chimiques comprenant notamment les phtalates, parabènes et alkylphénols - constitue une des grandes priorités du programme de travail de l'Anses. Marc Mortureux, directeur général de l'Anses, revient sur ce sujet d'actualité parlementaire et fait un point sur l'état des travaux en cours.

1/ Phtalates, parabènes, alkylphénols, de quoi s'agit-il ?

Les phtalates sont des plastifiants notamment utilisés pour la fabrication du PVC (polychlorure de vinyle) auquel ils confèrent la flexibilité voulue (rigide, semi-rigide ou souple) et facilitent sa mise en forme. Ils peuvent également être utilisés pour la fabrication de nombreux produits (peintures, vernis, colles, mastic, laques, encres, produits ménagers, produits phytosanitaires, …) et sont utilisés par les industries du caoutchouc, de la photographie, des papiers et cartons, du bois, des matériaux de construction et dans l'industrie automobile. Ils sont donc retrouvés dans des centaines d'articles ou produits de consommation courante tels les adhésifs, les revêtements de sol en vinyle, les huiles lubrifiantes, les condensateurs électriques, les détergents, les câbles électriques et les produits cosmétiques (parfums, déodorants, lotions après rasage, shampooings, aérosols pour cheveux, vernis à ongles, …). Les parabènes sont des substances présentant des propriétés antibactériennes et antifongiques, ils sont très largement utilisés comme conservateurs dans les cosmétiques (shampooings, crèmes hydratantes, mousses à raser…), les médicaments et les aliments comme additifs alimentaires. Ils peuvent également être utilisés comme conservateur dans les produits du tabac, dans certains produits ménagers (lessives) et entrent dans la formulation de vernis, colles, adhésifs, cirages. Les alkylphénols sont utilisés dans la fabrication d'adhésifs, de peintures, d'émulsions de cires de parquets, de nettoyants ménagers, dans l'industrie du cuir, dans les composés de polissage, les joints de feutre dans l'automobile, dans les matériaux de construction, dans les pâtes et papiers, dans l'industrie des textiles, dans les plâtres chirurgicaux, dans l'industrie du bois ainsi que comme agents conservateurs dans l'amidon de blanchisserie. Ce sont également des principes actifs entrant dans la formulation de désinfectants industriels ou ménagers (sprays, lingettes) et pour le secteur médical.

2/ Quels risques présentent-ils et comment sont-ils réglementés ?

Certains ont ou sont suspectés d'avoir notamment des effets de perturbation endocrinienne. Des études réalisées chez l'animal, et en particulier sur des rongeurs, ont en effet rapporté des effets sur l'appareil reproducteur mâle et femelle, sur la production et la qualité des spermatozoïdes et quelquefois sur la fertilité et le développement de cancers hormono-dépendants. Cependant, les études épidémiologiques disponibles à ce jour sont encore trop peu nombreuses pour permettre de conclure quant à l'impact de ces composés chez l'homme. En outre, il faut souligner que ces trois familles de composés regroupent un très grand nombre de substances présentant des niveaux de dangers très variables et dont les usages sont excessivement nombreux. Au regard de cette diversité, les niveaux d'exposition à ces substances et les risques qu'elles peuvent présenter sont très contrastés.

D'un point de vue réglementaire, plusieurs de ces substances sont encadrées par le règlement REACh(1) et par le règlement CLP(2) ainsi que par différents textes spécifiques selon leurs usages (directive jouet, réglementation relative aux matériaux au contact des denrées, réglementation relative aux additifs alimentaires et aux cosmétiques, aux dispositifs médicaux, …).

Ainsi neuf phtalates sont classés reprotoxiques 1B au titre du règlement CLP et un dixième fait actuellement l'objet d'une procédure pour obtenir la même classification. Les six phtalates les plus préoccupants (DEHP, DBP, BBP, DINP, DODP et DIDP) font d'ores et déjà l'objet d'une procédure européenne de restriction qui interdit leur usage dans les jouets et les articles de puériculture, ces restrictions vont être remises à jour avant l'été. Les trois premiers (DEHP, DBP, BBP) vont, en outre, voir à partir de 2015, leur usage (toutes utilisations confondues) interdit sauf autorisation spécifique délivrée au cas par cas par la Commission Européenne. Les autres font l'objet d'une évaluation visant à les identifier comme substances très préoccupantes et les ajouter à la liste des substances soumises à une autorisation provisoire et restrictive dans l'attente de produits de substitution. Deux alkylphénols font également l'objet d'une procédure de restriction et ne peuvent plus être utilisés ni mis sur le marché en tant que substance ou constituant de préparation à des concentrations égales ou supérieures à 0.1% en masse pour les applications de nettoyage, les traitements des textiles et du cuir(3), comme émulsifiant dans les produits agricoles de traitement par immersion des trayons, pour l'usinage des métaux(4), pour la fabrication de pâte à papier et de papier, dans les produits cosmétiques et autres produits d'hygiène corporelle, sauf spermicides, ou, enfin, en tant que coformulants dans les pesticides et biocides.

3/ Des alternatives à ces substances existent-elles ?

Ces trois familles de composés sont très diverses que ce soit en termes de substances, des niveaux de danger qu'elles peuvent présenter et d'usages. Pour beaucoup d'entre elles, les données sur les substituts existants ne sont pas disponibles à ce stade. Dans ce contexte, il est important de rapeller que les substituts pouvant être utilisés dans l'urgence peuvent se révéler aussi dangereux, voire plus que l'original. Aussi, parmi ces trois familles, il est important d'identifier les substances les plus préoccupantes, leurs usages et les produits de substitutions existants ainsi que les risques que ces derniers peuvent présenter afin de pouvoir les substituer en toute sécurité.

4/ Que fait l'Anses vis à vis de ces substances ?

Outre les activités européennes sur ces familles de substances dans le cadre des règlements REACh et CLP, l'Anses est chargée de fournir aux autorités compétentes l'expertise et l'appui scientifique et technique nécessaires à l'évaluation des substances chimiques et des risques qu'elles présentent pour l'homme.

Sur la question spécifique du bisphénol A, une autre substance suspectée d'avoir des effets de perturbateur endocrinien, l'Agence a rendu 5 expertises dont 3 avis en 2010 et a, dans ce cadre, émis une série de recommandations visant à : - réduire l'exposition de la population, notamment des populations les plus sensibles ; - améliorer l'information du consommateur via la mise en place d'un étiquetage systématique des ustensiles et récipients ménagers contenant du bisphénol A et pouvant être en contact avec les aliments afin d'éviter leur chauffage excessif lors de l'utilisation ; - à mobiliser les industriels pour mettre au point des substituts au bisphénol A pour les usages alimentaires.

Enfin, dans un cadre plus global, le ministère chargé de la santé a saisi en 2009, l'Afssaps, l'Afssa(5), l'Afsset(5), l'InVS, l'INPES afin qu'ils se penchent, dans leur champ de compétences respectifs, sur la question des perturbateurs endocriniens. L'Inserm, pour sa part, a notamment été chargé de réaliser une expertise collective sur les effets de substances dites « perturbateurs endocriniens » en rassemblant et en analysant l'ensemble de la littérature scientifique disponible. Sur la base des substances identifiées comme préoccupantes pour leur toxicité sur la reproduction et/ou leur action de perturbateurs endocriniens, l'Agence travaille sur cinquante substances, dont une vingtaine sont des phtalates, des parabènes et des alkylphénols. Il s'agit pour chacune d'entre elles d'en décrire les dangers, d'en identifier les usages, d'évaluer l'exposition de la population afin d'en évaluer les risques. L'un des objectifs de ce travail est, in fine, d'identifier les substitutions possibles pour les produits ou substances pour lesquels un risque sanitaire aurait été mis en évidence en s'assurant que les candidats à la substitution identifiés aient pu faire l'objet d'une évaluation des risques préalable à leur autorisation. Ce travail d'ensemble s'inscrira sur plusieurs années et donnera lieu à une série de rapports d'évaluation de risque, chacun spécifique d'une substance. Le premier rapport sera rendu en 2011 et portera spécifiquement sur le bisphénol A, à partir de 2012 ceux traitant des autres substances seront rendus.

"Reproduction et environnement", une expertise collective de l’Inserm

Publié sur le site de l'inserm

perturbateurs_endocriniens.jpegL’exposition aux substances chimiques et en particulier aux "perturbateurs endocriniens" est actuellement au coeur de ces débats.

Des substances chimiques reconnues toxiques pour la reproduction sont aujourd’hui interdites ou réglementées. D’autres sont classées à ce jour substances reprotoxiques de catégorie 3, c’est-à-dire jugées "préoccupantes pour la fertilité de l’espèce humaine" en raison "d’effets toxiques possibles" mais non démontrés sur la reproduction.

Face aux interrogations de la société sur une possible dangerosité de telles substances chimiques auxquelles le grand public est exposé, le Ministère de la Santé a sollicité l’Inserm pour une analyse des données disponibles sur leurs effets sur la reproduction.

Pour répondre à cette demande, l’Inserm a réuni un groupe pluridisciplinaire d’experts composé d’épidémiologistes, de toxicologues, de chimistes, d’endocrinologues, de biologistes spécialistes de la reproduction, du développement et de la génétique moléculaire, afin de mener une analyse critique de la littérature scientifique internationale publiée sur 5 grandes familles de substances chimiques : le Bisphénol (1), les phtalates, les composés polybromés (retardateurs de flamme), les composés perfluorés et les parabènes. A partir de quelque 1200 articles, le groupe a rédigé un rapport dont la synthèse est consultable sur le site de l’Inserm, ainsi qu’un tableau récapitulatif des principales conclusions.

Fruit d’un travail mené depuis l’automne 2009 cette expertise collective rassemble les données épidémiologiques, toxicologiques et mécanistiques qui constituent un faisceau d’indices sur d’éventuelles conséquences pour la reproduction humaine. Le groupe d’experts souligne la nécessité d’amplifier l’effort de recherche au plan national et international pour lever les incertitudes concernant les effets d’expositions combinées et permanentes aux substances chimiques présentes de façon ubiquiste dans l'environnement humain.

Des approches par des disciplines complémentaires et l’interaction entre les épidémiologistes, les physiologistes, toxicologistes, les biologistes de la reproduction devraient conduire à une vision plus intégrée des effets des substances et devraient permettre de répondre aux défis sociétaux de la santé reproductive grâce à un ensemble de méthodologies aujourd’hui disponibles.

lien vers les expertises collectives de l'inserm

Crédit photo : emcom.ca

Étude de mortalité et d'incidence par cancer autour du Centre de stockage de déchets radioactifs de faible et moyenne activité de l'Aube

Rapport publié sur le site de L"INVS

chimie3Cette étude écologique a pour objectif de décrire l’état de santé de la population résidant à proximité du Centre de stockage de déchets radioactifs de Soulaines. Elle porte sur les cancers diagnostiqués dans les départements de l’Aube et de la Haute-Marne depuis la mise en activité du site en 1992. Les résultats sont exprimés sous forme de risques relatifs (RR) qui comparent les risques de survenue d’un cancer dans une zone de 15 km définie autour du site et le reste des deux départements. Chez les adultes, aucune différence significative de mortalité et de morbidité n’est observée pour l’ensemble des cancers, à l’exception d’un excès de cancer du poumon chez l’homme habitant "la zone des 15 km" autour du site par rapport au reste des deux départements. Chez les enfants, le nombre de cancers étant faible, l’analyse n’a pu être réalisée. Une analyse complémentaire a mis en évidence qu’il n’existait pas d’excès de risque de décès par cancer du poumon chez l’homme entre 1988 et 1997. Cependant, les résultats sont sensibles à la définition de la période et de la zone d’étude. Concernant les cancers rares, lorsque la population étudiée est de faible effectif, comme c’est le cas autour du site, la capacité d’une telle étude à mettre en évidence un excès de risque relatif est limitée. Cette étude ne permet pas d’établir la causalité de la relation observée, mais une attention particulière devra être portée sur les cancers du poumon afin de vérifier si l’excès observé persiste dans le temps.
Télécharger le rapport sur le site de l'INVS
<a href="http://www.photo-libre.fr">Photos Libres</a>

Colloque « Perturbateurs Endocriniens et Biodiversité » – 28 Avril 2011

Colloque « Perturbateurs Endocriniens et Biodiversité » – 28 Avril 2011

Ce colloque était organisé par RES et WWF au muséum d'histoire naturelle.
Les présentations du olloque sont en ligne sur le site du RES réseau environnement santé

samedi 2 avril 2011

CELLULES GRAISSEUSES ET CANCER DU SEIN communiqué CNRS

Cellules graisseuses et cancer du sein : un mélange à risque

L'obésité, outre ses conséquences directes sur la santé (maladies cardiovasculaires, diabète), est de plus en plus soupçonnée de jouer un rôle dans le pronostic du cancer du sein en particulier dans sa propension à se répandre. Pour autant, aucune relation de cause à effet n'avait, jusqu'à présent, été démontrée. C'est chose faite grâce aux travaux menés par deux équipes de recherche réunissant des chercheurs de l'Inserm, du CNRS et de l'Université Paul Sabatier. Les travaux conjoints des scientifiques ont permis de mettre en évidence in vitro et in vivo, à proximité des cancers du sein, des cellules du tissu graisseux, appelées adipocytes, aux caractéristiques biologiques spécifiques. Ces adipocytes associés aux tumeurs sont capables de modifier les caractéristiques de la cellule cancéreuse, la rendant plus agressive. Les résultats de ces travaux sont publiés le 1er avril 2011 dans Cancer Research. Chez les femmes, de nombreuses études statistiques ont déjà établi un lien, sans pour autant jamais parvenir à en expliquer la raison, entre obésité et « agressivité » du cancer du sein. Afin de trouver une explication à ce phénomène, les chercheurs ont étudié la nature du dialogue entre ces cellules graisseuses et les cellules de la tumeur.

La partie externe du sein est essentiellement constituée de tissu graisseux, lui-même majoritairement composé d'adipocytes. Ces cellules sont capables, outre leur activité de stockage/libération des graisses, de sécréter de nombreuses protéines. Les chercheurs ont donc cherché à savoir si ces protéines jouaient un rôle dans le développement des cancers du sein.

Pour cela, les équipes de Philippe Valet à l'Institut des maladies métaboliques et cardiovasculaires (Inserm/Université Paul Sabatier) et de Catherine Muller à l'Institut de pharmacologie et de biologie structurale (CNRS/Université Paul Sabatier) ont utilisé un système de co-culture original entre cellules tumorales mammaires et adipocytes. En présence des cellules tumorales, les adipocytes manifestent une modification de la sécrétion de certaines de leurs protéines, dont des protéines de l'inflammation comme l'interleukine 6. Peu à peu, ils établissent une véritable interaction avec la tumeur, qui conduit à l'augmentation de son « potentiel de colonisation », donc de son agressivité.

En effet, lorsque des injections de cellules tumorales préalablement co-cultivées avec des adipocytes sont réalisées chez des souris, les chercheurs relèvent un accroissement des capacités de la tumeur à former des métastases. Fait majeur, ces modifications spécifiques des adipocytes ont été retrouvées dans des tumeurs humaines, confirmant l'importance de ce phénomène. De plus, les chercheurs observent qu'à proximité des tumeurs humaines de grande taille, avec envahissement ganglionnaire, une plus grande quantité d'interleukine 6 (IL-6) est retrouvée dans les adipocytes. Cette protéine jouerait donc un rôle important dans la propagation du cancer du sein stimulée par les adipocytes.

Ce travail montre que les adipocytes sont sans doute des acteurs inattendus de la dissémination de ces tumeurs. « Nos résultats démontrent aujourd'hui comment les adipocytes participent activement à la progression du cancer orchestrée par les cellules tumorales. Ils suggèrent qu'en cas d'obésité, les adipocytes associés au cancer du sein seraient plus enclins à amplifier l'effet “agressif” des tumeurs », précisent les chercheurs. « Cette hypothèse reste à vérifier à la fois chez la souris et chez l'homme » estiment-ils.

En vue : la mise au point de stratégies spécifiques destinées aux patients en surpoids atteints de cancers les plus agressifs. Par exemple, identifier les signaux fournis par les adipocytes pour stimuler les propriétés d'invasion des cellules tumorales pourrait représenter une nouvelle piste pour traiter ces patients.

Ces travaux ont bénéficié du soutien financier de l'Institut National du Cancer.

mercredi 16 mars 2011

L'Anses lance une évaluation des bénéfices et des risques nutritionnels des édulcorants intenses

Publié sur le site de l'ANSES

aspartame.gifDans le cadre de la veille permanente qu'elle exerce, l'Anses a examiné deux nouvelles études portant sur d'éventuels effets sanitaires qui pourraient être attribués à l'aspartame ou à des boissons contenant des édulcorants alimentaires, dont l'aspartame. Dans un avis publié ce jour, l'Agence confirme que ces deux nouvelles publications n'apportent pas de base scientifique suffisante pour une réévaluation de l'aspartame au plan toxicologique, mais indique souhaiter élargir ce travail. L'Anses va ainsi mettre en place un groupe de travail chargé d'évaluer les bénéfices et les risques nutritionnels des édulcorants intenses et la nécessité éventuelle d'élaborer des recommandations pour des populations sensibles qui seraient identifiées au cours de ce travail.

Les deux études examinées par l'Anses portaient d'une part sur les effets de l'aspartame chez la souris et d'autre part, sur la relation entre consommation d'édulcorants intenses (dont l'aspartame) chez la femme enceinte et l'augmentation du risque d'accouchement prématuré. Les motifs ayant conduit l'Agence à considérer que ces publications ne justifiaient pas de ré-évaluation de l'aspartame au plan toxicologique sont distinctes : La première étude rapporte une augmentation de l'incidence de cancer chez la souris mâle après administration de très fortes doses d'aspartame incorporé dans l'alimentation et tout au long de la vie de l'animal. En raison des incertitudes et des déficiences méthodologiques présentées par cette étude, l'Anses indique qu'il n'est pas possible de transposer les effets observés à l'homme.

La seconde étude a été réalisée chez près de 60 000 femmes enceintes, et établit une association statistique entre la consommation de boissons gazeuses contenant des édulcorants et l'augmentation du risque d'accouchement prématuré. Toutefois, l'Agence considère, comme indiqué par les auteurs eux-mêmes, que ces résultats préliminaires ne permettent pas d'établir de lien de cause à effet entre la consommation de boissons édulcorées et l'augmentation du risque d'accouchements prématurés, et demandent à être confirmés.

En conclusion, l'Anses estime que ces nouvelles études n'apportent pas de bases scientifiques suffisantes pour une réévaluation de l'aspartame au plan toxicologique. Elle partage néanmoins la volonté de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) d'approfondir les enjeux toxicologiques des édulcorants dans le cadre de la réglementation européenne en vigueur, et y apportera son concours.

Au delà de ces interrogations d'ordre toxicologique, la question de l'intérêt nutritionnel des édulcorants intenses est régulièrement posée. Dans ce contexte, l'Anses va mettre en place un groupe de travail chargé d'évaluer les bénéfices et les risques nutritionnels des édulcorants intenses et la nécessité éventuelle d'élaborer des recommandations pour des populations sensibles - parmi lesquelles les femmes enceintes - qui seraient identifiées au cours de ce travail.

Pour en savoir plus

- L'avis du 14 mars 2011 relatif à une publication rapportant les incidences de cancer chez la souris mâle après administration d'aspartame par l'alimentation et une autre publication sur une étude prospective de cohorte chez des femmes enceintes qui rapporte l'association entre la consommation des boissons gazeuses (carbonatées) contenant des édulcorants et le risque d'accouchement prématuré.

mercredi 15 décembre 2010

Des tickets de caisse sans BPA

La décision est à saluer!

Les Magasins U vont retirer les tickets CB contenant du BPA .

lundi 6 décembre 2010

LES PESTICIDES IMPLIQUÉS DANS LES DÉMENCES ?

Les pesticides pourraient être impliqués dans les démences

Publié sur Le Quotidien du Medecin

Une étude réalisée chez des viticulteurs bordelais et publiée dans la revue « Occupational and Environmental Medicine » (décembre) met une nouvelle fois en évidence un lien entre l’exposition aux pesticides et la baisse des performances cognitives et pose la question d’une évolution vers une maladie d’Alzheimer.

ENTRE février 1997 et décembre 1998, 928 ouvriers âgés de 40 à 55 ans en 1995 et qui cette année-là avaient travaillé au moins 1 000 heures par an dans une exploitation viticole, ont été inclus dans l’étude Phytoner. Au moment de l’inclusion, les participants ont été soumis à une batterie de 9 tests neuropsychologiques. Quatre ans plus tard, entre 2001 et 2003, une nouvelle batterie de tests a été réalisée.

Les résultats à quatre ans portent sur un échantillon de 614 sujets avec un suivi moyen de 4,7 ans. Parmi eux, plus de la moitié a été directement exposée (54,7 %), 1 sur 5 ne l’a jamais été et 26 % l’ont été indirectement de manière certaine ou possible. Comme prévu, les auteurs Isabelle Badi et coll. (laboratoire Santé Travail Environnement de l’Institut de santé publique d’épidémiologie et de développement et centre INSERM U 897)* ont mis en évidence une baisse des performances à certains ou à tous les tests, baisse liée au vieillissement (un gain de 1 an est associé à un risque plus élève de 5 à 16 % d’avoir un mauvais score), à un faible niveau d’éducation, à une consommation excessive d’alcool, à la prise de médicaments psychoactifs ou à la présence d’une dépression.

Mais, surtout, l’analyse univariée comparant les différents groupes de l’étude confirme « que le risque d’avoir un mauvais score au test est significativement plus élevé chez les sujets exposés, directement ou indirectement, que chez les sujets non exposés ». Chez les sujets exposés le risque d’avoir de faibles scores aux tests, à l’entrée ou après 4 ans, était 5 fois plus élevé. En particulier, le risque d’observer un score inférieur de 2 points au test MMSE (Mini-Mental State Examination) était 2 fois plus élevé. Or, soulignent les auteurs, ce test est fréquemment utilisé pour diagnostiquer une démence.

De plus, excepté pour deux tests, la baisse de performance entre le début de l’étude et la fin de la période de suivi a été plus importante chez les sujets exposés que chez les autres. Le déclin observé au test MMSE « est particulièrement étonnant compte tenu de la faible durée de la période de suivi et de l’âge relativement peu élevé des participants », notent les auteurs, qui posent la question d’une possible évolution ultérieure vers une maladie neurodégénérative. « De nombreuses études ont montré que de faibles performances cognitives étaient associées à un risque de démence », soulignent-ils.

› Dr LYDIA ARCHIMÈDE

  • Ont aussi participé à l’étude le CNRS, UMR 5231 de l’université Victor-Segalen (Bordeaux 2) et le centre François-Baclesse (Groupe régional d’études sur le cancer, université de Caen).

lequotidiendumedecin.fr, le 02/12/2010

lundi 15 novembre 2010

DEUX ETUDES CONFIRMENT LE DANGER DU BPA

Deux études apportent des arguments supplémentaires à ceux qui demandent l’interdiction du bisphénol A (BPA),

pour l’instant seulement prohibé dans les biberons.

L’étude publiée dans « Fertility and Reproduction » (novembre) émane de l’équipe du Dr De-Kun Li (division de la recherche de Kaiser Permanente, Californie), qui travaille sur les effets du BPA chez les humains. Après avoir mis en évidence un lien entre taux élevés de BPA et dysfonctionnements sexuels, il montre, à partir de données recueillies chez 514 ouvriers chinois, que des teneurs élevées de BPA dans les urines multiplient par 3 le risque d’une baisse de concentration du sperme et de sa vitalité et par plus de 2 celui d’une mobilité moindre des spermatozoïdes.

Les travaux de chercheurs de l’INRA de Toulouse (unité Xénobiotiques), publiés dans « Chemosphere » (édition en ligne avancée du 27 octobre), indiquent, quant à eux, que le BPA peut constituer un danger non seulement par sa présence dans les aliments mais aussi par contact, puisqu’il peut pénétrer l’organisme par la peau. Le BPA est en effet présent dans une grande part des papiers thermiques utilisés pour les petits terminaux d’impression (reçus de cartes de crédit, tickets de caisse, etc.). Une équipe américaine avait rapporté en août dernier des niveaux résiduels de BPA plus importants dans l’organisme de caissières. Les chercheurs de l’INRA, en collaboration avec les Laboratoires Pierre Fabre, démontrent par des tests ex vivo sur des oreilles de porc, que le BPA traverse la barrière cutanée (les deux tiers de la dose déposée, quelle qu’elle soit). Les mêmes résultats sont obtenus avec des explants de peau humaine.

Ces travaux, souligne l’INRA, ouvrent de nouvelles perspectives dans l’évaluation du risque d’exposition aux perturbateurs endocriniens, et en particulier au BPA. Si la France a, en juin, prohibé les biberons au bisphénol A, le gouvernement a préféré reporter en 2011, « dans l’attente d’expertises robustes », le débat sur l’interdiction générale de ce composé chimique.

› R. C.

Quotimed.com, le 28/10/2010

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