ARMSE

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Les polluants alimentaires

Fil des billets - Fil des commentaires

dimanche 4 septembre 2011

Alerte FORMAMIDE et TAPIS MOUSSE

tapis_puzzle.jpegLe rapport de l'ANSES concernant l'évaluation des risques sanitaires liés aux jouets en mousse « tapis puzzle »

photo : sportibel.com

jeudi 9 juin 2011

TOUT SAVOIR SUR LES PERTURBATEURS ENDOCRINIENS

Sur le site du réseau environnement santé : RES

PE_.jpg

Télécharger la brochure éditée par le RES


crédit image sur le site : pharmacritique.20minutes-blogs.fr

lundi 23 mai 2011

DES PARABENES DANS NOS MEDICAMENTS

Sur le site LE MONDE .FR

medicament_logo.png

Des parabènes présents dans 400 médicaments

lire l'article du monde
consulter la liste établie par Le Monde

dimanche 8 mai 2011

L'Assemblée adopte la proposition de loi visant à interdire l'utilisation des phtalates, des parabènes et des alkylphénols

Publié sur le site de l'Assemblée Nationale

chimieL'Assemblée adopte la proposition de loi visant à interdire l'utilisation des phtalates, des parabènes et des alkylphénols

Mardi 3 mai après-midi, les députés ont adopté en première lecture, par 236 voix "pour" et 222 voix "contre", la proposition de loi d'Yvan Lachaud visant à interdire l'utilisation des phtalates, des parabènes et des alkylphénols, contre l'avis du Gouvernement.

En savoir plus sur le site de l'assemblée nationale

http://www.photo-libre.fr/texture_photo.htm

samedi 7 mai 2011

Phtalates, parabènes, alkylphénols Quatre questions à Marc Mortureux

Publié sur le site de l'ANSES

L'évaluation des risques des perturbateurs endocriniens - substances chimiques comprenant notamment les phtalates, parabènes et alkylphénols - constitue une des grandes priorités du programme de travail de l'Anses. Marc Mortureux, directeur général de l'Anses, revient sur ce sujet d'actualité parlementaire et fait un point sur l'état des travaux en cours.

1/ Phtalates, parabènes, alkylphénols, de quoi s'agit-il ?

Les phtalates sont des plastifiants notamment utilisés pour la fabrication du PVC (polychlorure de vinyle) auquel ils confèrent la flexibilité voulue (rigide, semi-rigide ou souple) et facilitent sa mise en forme. Ils peuvent également être utilisés pour la fabrication de nombreux produits (peintures, vernis, colles, mastic, laques, encres, produits ménagers, produits phytosanitaires, …) et sont utilisés par les industries du caoutchouc, de la photographie, des papiers et cartons, du bois, des matériaux de construction et dans l'industrie automobile. Ils sont donc retrouvés dans des centaines d'articles ou produits de consommation courante tels les adhésifs, les revêtements de sol en vinyle, les huiles lubrifiantes, les condensateurs électriques, les détergents, les câbles électriques et les produits cosmétiques (parfums, déodorants, lotions après rasage, shampooings, aérosols pour cheveux, vernis à ongles, …). Les parabènes sont des substances présentant des propriétés antibactériennes et antifongiques, ils sont très largement utilisés comme conservateurs dans les cosmétiques (shampooings, crèmes hydratantes, mousses à raser…), les médicaments et les aliments comme additifs alimentaires. Ils peuvent également être utilisés comme conservateur dans les produits du tabac, dans certains produits ménagers (lessives) et entrent dans la formulation de vernis, colles, adhésifs, cirages. Les alkylphénols sont utilisés dans la fabrication d'adhésifs, de peintures, d'émulsions de cires de parquets, de nettoyants ménagers, dans l'industrie du cuir, dans les composés de polissage, les joints de feutre dans l'automobile, dans les matériaux de construction, dans les pâtes et papiers, dans l'industrie des textiles, dans les plâtres chirurgicaux, dans l'industrie du bois ainsi que comme agents conservateurs dans l'amidon de blanchisserie. Ce sont également des principes actifs entrant dans la formulation de désinfectants industriels ou ménagers (sprays, lingettes) et pour le secteur médical.

2/ Quels risques présentent-ils et comment sont-ils réglementés ?

Certains ont ou sont suspectés d'avoir notamment des effets de perturbation endocrinienne. Des études réalisées chez l'animal, et en particulier sur des rongeurs, ont en effet rapporté des effets sur l'appareil reproducteur mâle et femelle, sur la production et la qualité des spermatozoïdes et quelquefois sur la fertilité et le développement de cancers hormono-dépendants. Cependant, les études épidémiologiques disponibles à ce jour sont encore trop peu nombreuses pour permettre de conclure quant à l'impact de ces composés chez l'homme. En outre, il faut souligner que ces trois familles de composés regroupent un très grand nombre de substances présentant des niveaux de dangers très variables et dont les usages sont excessivement nombreux. Au regard de cette diversité, les niveaux d'exposition à ces substances et les risques qu'elles peuvent présenter sont très contrastés.

D'un point de vue réglementaire, plusieurs de ces substances sont encadrées par le règlement REACh(1) et par le règlement CLP(2) ainsi que par différents textes spécifiques selon leurs usages (directive jouet, réglementation relative aux matériaux au contact des denrées, réglementation relative aux additifs alimentaires et aux cosmétiques, aux dispositifs médicaux, …).

Ainsi neuf phtalates sont classés reprotoxiques 1B au titre du règlement CLP et un dixième fait actuellement l'objet d'une procédure pour obtenir la même classification. Les six phtalates les plus préoccupants (DEHP, DBP, BBP, DINP, DODP et DIDP) font d'ores et déjà l'objet d'une procédure européenne de restriction qui interdit leur usage dans les jouets et les articles de puériculture, ces restrictions vont être remises à jour avant l'été. Les trois premiers (DEHP, DBP, BBP) vont, en outre, voir à partir de 2015, leur usage (toutes utilisations confondues) interdit sauf autorisation spécifique délivrée au cas par cas par la Commission Européenne. Les autres font l'objet d'une évaluation visant à les identifier comme substances très préoccupantes et les ajouter à la liste des substances soumises à une autorisation provisoire et restrictive dans l'attente de produits de substitution. Deux alkylphénols font également l'objet d'une procédure de restriction et ne peuvent plus être utilisés ni mis sur le marché en tant que substance ou constituant de préparation à des concentrations égales ou supérieures à 0.1% en masse pour les applications de nettoyage, les traitements des textiles et du cuir(3), comme émulsifiant dans les produits agricoles de traitement par immersion des trayons, pour l'usinage des métaux(4), pour la fabrication de pâte à papier et de papier, dans les produits cosmétiques et autres produits d'hygiène corporelle, sauf spermicides, ou, enfin, en tant que coformulants dans les pesticides et biocides.

3/ Des alternatives à ces substances existent-elles ?

Ces trois familles de composés sont très diverses que ce soit en termes de substances, des niveaux de danger qu'elles peuvent présenter et d'usages. Pour beaucoup d'entre elles, les données sur les substituts existants ne sont pas disponibles à ce stade. Dans ce contexte, il est important de rapeller que les substituts pouvant être utilisés dans l'urgence peuvent se révéler aussi dangereux, voire plus que l'original. Aussi, parmi ces trois familles, il est important d'identifier les substances les plus préoccupantes, leurs usages et les produits de substitutions existants ainsi que les risques que ces derniers peuvent présenter afin de pouvoir les substituer en toute sécurité.

4/ Que fait l'Anses vis à vis de ces substances ?

Outre les activités européennes sur ces familles de substances dans le cadre des règlements REACh et CLP, l'Anses est chargée de fournir aux autorités compétentes l'expertise et l'appui scientifique et technique nécessaires à l'évaluation des substances chimiques et des risques qu'elles présentent pour l'homme.

Sur la question spécifique du bisphénol A, une autre substance suspectée d'avoir des effets de perturbateur endocrinien, l'Agence a rendu 5 expertises dont 3 avis en 2010 et a, dans ce cadre, émis une série de recommandations visant à : - réduire l'exposition de la population, notamment des populations les plus sensibles ; - améliorer l'information du consommateur via la mise en place d'un étiquetage systématique des ustensiles et récipients ménagers contenant du bisphénol A et pouvant être en contact avec les aliments afin d'éviter leur chauffage excessif lors de l'utilisation ; - à mobiliser les industriels pour mettre au point des substituts au bisphénol A pour les usages alimentaires.

Enfin, dans un cadre plus global, le ministère chargé de la santé a saisi en 2009, l'Afssaps, l'Afssa(5), l'Afsset(5), l'InVS, l'INPES afin qu'ils se penchent, dans leur champ de compétences respectifs, sur la question des perturbateurs endocriniens. L'Inserm, pour sa part, a notamment été chargé de réaliser une expertise collective sur les effets de substances dites « perturbateurs endocriniens » en rassemblant et en analysant l'ensemble de la littérature scientifique disponible. Sur la base des substances identifiées comme préoccupantes pour leur toxicité sur la reproduction et/ou leur action de perturbateurs endocriniens, l'Agence travaille sur cinquante substances, dont une vingtaine sont des phtalates, des parabènes et des alkylphénols. Il s'agit pour chacune d'entre elles d'en décrire les dangers, d'en identifier les usages, d'évaluer l'exposition de la population afin d'en évaluer les risques. L'un des objectifs de ce travail est, in fine, d'identifier les substitutions possibles pour les produits ou substances pour lesquels un risque sanitaire aurait été mis en évidence en s'assurant que les candidats à la substitution identifiés aient pu faire l'objet d'une évaluation des risques préalable à leur autorisation. Ce travail d'ensemble s'inscrira sur plusieurs années et donnera lieu à une série de rapports d'évaluation de risque, chacun spécifique d'une substance. Le premier rapport sera rendu en 2011 et portera spécifiquement sur le bisphénol A, à partir de 2012 ceux traitant des autres substances seront rendus.

"Reproduction et environnement", une expertise collective de l’Inserm

Publié sur le site de l'inserm

perturbateurs_endocriniens.jpegL’exposition aux substances chimiques et en particulier aux "perturbateurs endocriniens" est actuellement au coeur de ces débats.

Des substances chimiques reconnues toxiques pour la reproduction sont aujourd’hui interdites ou réglementées. D’autres sont classées à ce jour substances reprotoxiques de catégorie 3, c’est-à-dire jugées "préoccupantes pour la fertilité de l’espèce humaine" en raison "d’effets toxiques possibles" mais non démontrés sur la reproduction.

Face aux interrogations de la société sur une possible dangerosité de telles substances chimiques auxquelles le grand public est exposé, le Ministère de la Santé a sollicité l’Inserm pour une analyse des données disponibles sur leurs effets sur la reproduction.

Pour répondre à cette demande, l’Inserm a réuni un groupe pluridisciplinaire d’experts composé d’épidémiologistes, de toxicologues, de chimistes, d’endocrinologues, de biologistes spécialistes de la reproduction, du développement et de la génétique moléculaire, afin de mener une analyse critique de la littérature scientifique internationale publiée sur 5 grandes familles de substances chimiques : le Bisphénol (1), les phtalates, les composés polybromés (retardateurs de flamme), les composés perfluorés et les parabènes. A partir de quelque 1200 articles, le groupe a rédigé un rapport dont la synthèse est consultable sur le site de l’Inserm, ainsi qu’un tableau récapitulatif des principales conclusions.

Fruit d’un travail mené depuis l’automne 2009 cette expertise collective rassemble les données épidémiologiques, toxicologiques et mécanistiques qui constituent un faisceau d’indices sur d’éventuelles conséquences pour la reproduction humaine. Le groupe d’experts souligne la nécessité d’amplifier l’effort de recherche au plan national et international pour lever les incertitudes concernant les effets d’expositions combinées et permanentes aux substances chimiques présentes de façon ubiquiste dans l'environnement humain.

Des approches par des disciplines complémentaires et l’interaction entre les épidémiologistes, les physiologistes, toxicologistes, les biologistes de la reproduction devraient conduire à une vision plus intégrée des effets des substances et devraient permettre de répondre aux défis sociétaux de la santé reproductive grâce à un ensemble de méthodologies aujourd’hui disponibles.

lien vers les expertises collectives de l'inserm

Crédit photo : emcom.ca

Colloque « Perturbateurs Endocriniens et Biodiversité » – 28 Avril 2011

Colloque « Perturbateurs Endocriniens et Biodiversité » – 28 Avril 2011

Ce colloque était organisé par RES et WWF au muséum d'histoire naturelle.
Les présentations du olloque sont en ligne sur le site du RES réseau environnement santé

mercredi 15 décembre 2010

Des tickets de caisse sans BPA

La décision est à saluer!

Les Magasins U vont retirer les tickets CB contenant du BPA .

lundi 15 novembre 2010

DEUX ETUDES CONFIRMENT LE DANGER DU BPA

Deux études apportent des arguments supplémentaires à ceux qui demandent l’interdiction du bisphénol A (BPA),

pour l’instant seulement prohibé dans les biberons.

L’étude publiée dans « Fertility and Reproduction » (novembre) émane de l’équipe du Dr De-Kun Li (division de la recherche de Kaiser Permanente, Californie), qui travaille sur les effets du BPA chez les humains. Après avoir mis en évidence un lien entre taux élevés de BPA et dysfonctionnements sexuels, il montre, à partir de données recueillies chez 514 ouvriers chinois, que des teneurs élevées de BPA dans les urines multiplient par 3 le risque d’une baisse de concentration du sperme et de sa vitalité et par plus de 2 celui d’une mobilité moindre des spermatozoïdes.

Les travaux de chercheurs de l’INRA de Toulouse (unité Xénobiotiques), publiés dans « Chemosphere » (édition en ligne avancée du 27 octobre), indiquent, quant à eux, que le BPA peut constituer un danger non seulement par sa présence dans les aliments mais aussi par contact, puisqu’il peut pénétrer l’organisme par la peau. Le BPA est en effet présent dans une grande part des papiers thermiques utilisés pour les petits terminaux d’impression (reçus de cartes de crédit, tickets de caisse, etc.). Une équipe américaine avait rapporté en août dernier des niveaux résiduels de BPA plus importants dans l’organisme de caissières. Les chercheurs de l’INRA, en collaboration avec les Laboratoires Pierre Fabre, démontrent par des tests ex vivo sur des oreilles de porc, que le BPA traverse la barrière cutanée (les deux tiers de la dose déposée, quelle qu’elle soit). Les mêmes résultats sont obtenus avec des explants de peau humaine.

Ces travaux, souligne l’INRA, ouvrent de nouvelles perspectives dans l’évaluation du risque d’exposition aux perturbateurs endocriniens, et en particulier au BPA. Si la France a, en juin, prohibé les biberons au bisphénol A, le gouvernement a préféré reporter en 2011, « dans l’attente d’expertises robustes », le débat sur l’interdiction générale de ce composé chimique.

› R. C.

Quotimed.com, le 28/10/2010

lundi 8 novembre 2010

LE CANADA INSCRIT LE BPA SUR LA LISTE DES SUBSTANSCES TOXIQUES

Le Canada est devenu le premier pays au monde à classer le bisphénol-A (BPA) comme une substance toxique, malgré l'opposition de l'industrie chimique,

rapporte l'AFP

Un décret portant inscription de ce composé à la liste des substances toxiques du Canada a été publié mercredi 13 octobre dans la Gazette du Canada, le journal officiel.

"Une évaluation scientifique sur l'impact de l'exposition des humains et de l'environnement au bisphénol-A a révélé que cette substance constitue un danger pour la santé humaine et l'environnement" indique le texte de justification du décret.

Le ministère canadien de la santé considère notamment que le BPA a des effets « sérieux » et « potentiellement irréversibles » sur le «développement du système nerveux central et le comportement ».

L'inscription du BPA à l'annexe 1 de la loi canadienne sur la protection de l'environnement (l'objet du décret) permet au gouvernement d'établir une proposition de règlement ou d'instrument pour gérer les risques qu'entraîne cette substance pour la santé humaine ou l'environnement. Le Canada avait déjà été le premier pays en 2009 à interdire les biberons à base de BPA une mesure reprise depuis par d'autres pays, dont la France et le Danemark.

Cette décision intervient deux semaines après un avis favorable sur le BPAde l'Agence européenne pour la sécurité des aliments (AESA). L'Agence a estimé qu'il n'y avait pas d'éléments probants concernant une toxicité neurocomportementale.

Le BPA est utilisé par l'industrie pour la fabrication de produits en polycarbonate (biberons, amalgames dentaires, bouteilles en plastique, emballages alimentaires, CD) et dans les résines époxydes (revêtement de boîtes de conserve et canettes).

mardi 5 octobre 2010

COMMUNIQUE DU RESEAU ENVIRONNEMENT SANTE A PROPOS DE L'AVIS DE L'EFSA SUR BPA

Avis de l'EFSA sur le Bisphénol A : Une décision ubuesque

L'agence européenne pour la sécurité alimentaire (EFSA) vient de rendre un avis sur le BPA qui ne remet pas en question la Dose Journalière Admissible de 50 microgrammes par kilo et par jour (µg/kg/j). L'EFSA arrive à cette conclusion en écartant 95 % de la littérature, dont les conclusions devraient en toute logique conduire à une remise en cause de cette DJA, car des dizaines d'études mettent en évidence une grande variété d'effets à des doses même très inférieures à la DJA : cancer du sein et de la prostate, atteinte de la reproduction, diabète et obésité, troubles du comportement...Tous ces effets sont généralement consécutifs à une exposition maternelle pendant la grossesse, qui se manifester sur la descendance, voir même surplusieurs générations.

Par exemple , 34 études expérimentales ont été publiées sur les troubles du comportement chez l'enfant après exposition pendant la gestation sur plusieurs espèces : souris, rat et singe. 32 concluent à un effet , la quasi-totalité à des doses inférieures à la DJA . Une première étude chez l'homme a retrouvé ces effets chez l'enfant de 2 ans en corrélation avec l'imprégnation maternelle en BPA. Mais l'EFSA se débarrasse de ces preuves scientifiques indiscutables en invoquant des problèmes de méthodologie. Ces fameux problèmes de méthodologie correspondent au fait que l'EFSA ne reconnaît que les études menées selon un protocole obsolète mis au point dans les années 70 , incapable de voir des effets comme les troubles du comportements, mais qui a l'avantage d'être le protocole que suit l'industrie chimique et elle seule. L'EFSA fait ainsi le choix de s'appuyer sur une poignée d'étude issues de l'industrie chimique au mépris de toutes les règles de déontologie de l'expertise qui consiste à prendre en considération toutes les études publiées.

Ce comportement de l'EFSA sur le BPA est exactement de même nature que celui qu'elle a sur la question des OGM. La nomination d'une ancienne lobbyiste proOGM ayant dissimulé ses liens d'intérêts à la présidence du CA de l'EFSA montre que l'EFSA est aujourd'hui plus un lieu de lobbying qu'une agence en charge de la protection de la santé des européens.

Le RES va agir avec ses partenaires européens regroupés dans le réseau HEAL (Health Environment Alliance) pour continuer à mobiliser tous les citoyens européens afin que chaque pays prenne une décision d'interdiction dans les contenants alimentaires, comme le Parlement français a commencé à e faire en interdisant les biberons au BPA. Le RES demande que le Parlement Européen forme une Commission d'enquête sur la déontologie de l'EFSA.

Le RES va agir également auprès de la nouvelle agence en charge du dossier BPA en France , l'ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) afin qu'elle rende un avis conforme aux règles de déontologie. Contact :

André Cicolella porte-parole 06 35 57 16 82
Soléane Duplan coordinatrice 06 70 07 84 87

http://www.reseau-environnement-sante.fr

lundi 4 octobre 2010

GUIDE BPA

Le Bisphénol A (BPA) Guide pratique

L’essentiel à savoir


Le BPA est un est un composé chimique de synthèse utilisé dans la fabrication industrielle des plastiques.

Le BPA est un perturbateur du système endocrinien, système composé des organes qui sécrètent les hormones diffusées dans notre organisme par le sang.

Il est actuellement classé en tant que substance reprotoxique de catégorie 3, sur la liste des substances CMR (agents cancérigènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction) établie dans le cadre de la Directive européenne 67/548/CEE relative à la classification, l’emballage et l’étiquetage des substances dangereuses, et de ses adaptations au progrès technique.

Les substances reprotoxiques peuvent perturber le développement du système reproducteur au cours de la gestation et après la naissance. La catégorie 3 est jugée « préoccupante pour la fertilité de l’espèce humaine » en raison « d’effets toxiques possibles » mais non démontrés sur la reproduction.

Ainsi il est impliqué dans différentes affections telles que les problèmes de reproduction, l’obésité, les cancers du sein et de la prostate, le diabète, les dysfonctionnements thyroïdiens, les maladies cardiovasculaires et neurologiques.

le BPA est capable de s’extraire de ces plastiques et résines, spontanément à très faibles doses, et plus largement lorsque ces derniers sont chauffés.

La dose journalière admissible déterminée par les autorités sanitaires (EFSA et AFSSA) est de 50 μg de BPA par kg de poids corporel et par jour, soit 2,5 mg par jour pour un individu de 50 kg.


Où peut-on trouver le BPA ?


La plupart des plastiques transparents et incassables utilisés dans les biberons, les récipients à usage alimentaire, le film alimentaire, le petit-électroménager de cuisine, les bouteilles d’eau en plastique rigide sont faits à partir de plastique qui contient du BPA.

Le BPA est aussi utilisé pour les boites de conserve et les canettes de boisson (soda et bière).

le BPA se retrouve dans un nombre infini de produits de consommation et de matériaux en contact avec les aliments. Durant sa production il est également libéré dans l’environnement. Le BPA a été retrouvé dans de l’eau douce, de l’eau de mer, les lixiviats de décharges, l’air et des particules de poussière. L’exposition au BPA est donc largement répandue et omniprésente.

Guide BPA tableau 1)

Quelles sont les sources d’exposition au BPA ?


Elles sont principalement alimentaires.

Guide BPA tableau 2

Comment réduire votre exposition au BPA ?


Faire les choix les plus sûrs en matière d’emballage et de stockage des aliments

Stocker la nourriture dans le verre, la céramique ou dans des contenants à base d’acier inoxydable.

Choisissez les plastiques les plus sûrs. Si vous avez besoin d’utiliser du plastique en contact avec les aliments, choisissez les options les plus sûres quand c’est possible : les plastiques qui conviennent sont ceux indiqués avec les codes de recyclage suivants :

guide BPA plastiques N° 1 PolyEthylène Téréphthalate ou PETE;

N° 2 Polyéthylène de haute densité ou HDPE;

N° 4 Polyéthylène de basse densité ou LDPE;

N° 5 Polypropylène ou PP
Dans tous les cas;

Eviter les plastiques avec les codes de recyclage n°3, n°6 ou n°7

Prenez soin d’éviter les plastiques en polycarbonate N° 7 (PC) autant que possible.

De plus, il faut faire attention et éviter le PVC (n°3) et le polystyrène (n°6), dans la mesure où les résidus possibles (chlorure de vinyle et stryrène) peuvent aussi se révéler dangereux. Le PVC a un impact négatif sur l’environnement et la santé pendant la production, l’utilisation et en fin de vie au stade de l’incinération des déchets.

Eviter de chauffer de la nourriture ou des liquides dans des contenants en plastique.

Si vous avez besoin de stocker des aliments chauds dans des emballages en plastique, attendez jusqu’à ce que la nourriture ait refroidi pour effectuer le transfert.

Attention aux emballages alimentaires : Viande, fromage et d’autres aliments vendus emballés dans les snacks et les supermarchés peuvent être emballés avec du PVC, qu’il vaut mieux éviter. Certains des emballages alimentaires à usage domestique sont faits à partir de polyéthylène (n°4).

Attention : l’absence d’étiquette doit rendre encore plus vigilant Beaucoup de produits en plastique ne sont pas étiquetés et le seul moyen de savoir de quoi ils sont faits est de contacter le fabricant.

En absence d’information, éviter d’utiliser les plastiques autant que possible. L’alternative la plus sûre est le verre ou l’acier inoxydable. Prenez garde aux matériaux plastifiés en général, 
Quand c’est possible, apporter vos produits en plastique aux centrales de recyclage. Demander à votre dentiste d’utiliser des amalgames dentaires qui ne contiennent pas de BPA.

  

Minimiser l’exposition des nouveaux-nés et des jeunes enfants : 


Si vous privilégiez le lait de substitution, préférez le lait en poudre, utilisez les biberons en verre ou en plastique sans BPA
Télécharger le guide compilé par l'ARMSE


Si vous utilisez un extracteur de lait maternel, assurez-vous que les différentes pièces sont sans BPA.

Utilisez des biberons en plastique étiquetés « Sans Bisphénol A » ou fait à base de polyéthylène, polypropylène ou polyamide.

Choisissez des tétines en silicone. Elles sont plus durables et plus sûres.

mardi 19 mai 2009

Le Bisphénol A

photo biberon plastique
Bisphénol A :

De nombreux objets notre vie quotidienne renferment une des substances de synthèse “star” de l’industrie chimique : le Bisphénol A (BPA). Chaque année, plus de 800 millions de tonnes de BPA sont produits aux Etats-Unis! Cette substance se trouve presque partout autour de nous : les résines dentaires pour les amalgames, le film transparent à l’intérieur des boîtes de conserve ou des canettes, les biberons en plastique, les boîtes de conservation en plastique... Le BPA migre des plastiques, notamment des biberons, vers les aliments, et d'autant plus s'ils sont chauffés.

Le problème des hormones de synthèse est qu’elles prennent la place des hormones naturelles et bloquent donc le message hormonal, entraînant des anomalies sexuelles comme l’altération des organes génitaux et du développement sexuel ou le déclin de la qualité du sperme ) ou envoient un message erroné (comme la multiplication anarchique des cellules menant au cancer), et qu’elles ne se dégradent pas alors que les hormones naturelles ont une durée de vie courte. Les hormones de synthèse peuvent aussi être stockées dans les graisses, et être relâchées en grandes quantités lors d’un régime amaigrissant ou d’un stress, mais aussi pendant la grossesse et l’allaitement.


Aux Etats-Unis et au Canada, et même en France (Paris, Nantes), de plus en plus de municipalités ont décidé d'interdire les biberons en plastique dans leurs crèches.



Recommandations de l’ARMSE :
A l’intention des citoyens :

- Eviter l’utilisation d’emballages en plastiques pour l’alimentation et préférer le verre ou le métal

- Eviter au maximum de chauffer des films plastique ou des barquettes en plastique au micro-ondes

- Limiter les jouets en plastique pour les enfants en très bas âge qui les mettent à la bouche

A l’intention des collectivités:

- A l’instar de la mairie de Paris, interdire les biberons en plastique,qui contiennent du bisphénol A, dans les crèches municipales

Voici la Lettre aux maires sur le Bisphénol adressée par l'ARMSE à toutes les communes de l'île.


Dossier complet sur le Bisphénol A avec les dernières actualités sur le

site du Réseau Santé Environnement sur le BPA