Antennes relais : un état des lieux
rassurant et des recommandations
lequotidiendumedecin.fr 01/09/2011
Les « procédures de concertation et d’information locale » doivent être révisées afin de mieux accompagner les projets d’implantation d’antennes relais de téléphonie mobile. C’est l’une des deux recommandations principales du rapport faisant suite au « Grenelle des ondes », organisé en 2009 par le gouvernement. Rédigé par le député de l’Isère François Brottes, président du Comité opérationnel (Comop), ce rapport recommande également d’« évaluer la faisabilité d’un abaissement de l’exposition aux radiofréquences émises par les antennes relais ».
Remis aux ministres de l’Écologie et de l’Industrie, Nathalie Kosciusko-Morizet et Éric Besson, le rapport dresse un premier état des lieux de l’exposition aux ondes dans neuf quartiers pilotes : les 14e et 15e arrondissements de Paris, Courbevoie (Haut-de-Seine), Grenoble (Isère), Grand-Champ (Morbihan), Thiers (Puy-de-Dôme), Kruth (Haut-Rhin), Cannes (Alpes-Maritimes) et Brest (Finistère). L’état des lieux montre « des niveaux d’exposition entre 0,1 et 5 volts/mètre alors que les valeurs limites réglementaires sont de 41 v/m ou supérieures », relèvent les deux ministères dans un communiqué.
Quelques points « géographiquement isolés, dits atypiques, où l’exposition est sensiblement plus élevée que la moyenne, tout en restant inférieure aux valeurs-limites » justifient toutefois « un traitement spécifique », ajoutent-ils. Selon les simulations de modifications d’ingénierie ou d’emplacement, une réduction de l’exposition serait en effet possible « sans dégradation significative de la couverture ». Des expérimentations seront menées cet automne pour évaluer une diminution de la puissance de plusieurs antennes. À l’issue de cette première étape, la poursuite des travaux sera assurée par un comité technique piloté par l’Agence nationale des fréquences, indiquent les ministères.
› S. H.
crédit photo : l'express.fr
L'Organisation mondiale de la santé classe
les produits ou les agents utilisés par l'homme en cinq groupes selon leur
niveau de risque de cancer. Le groupe 1 recense les 107 agents cancérIgènes
pour l'homme. Le groupe 2A, les produits dits «probablement cancérIgènes» (59),
le 2B les substances «peut-être cancérIgènes» (266), le groupe 3, les agents
«inclassables» et le groupe 4, les «probablement pas cancérIgènes».