Photo ondes électromagnétiques

Il existe deux types de cancers pour lesquels le rôle des CEM apparaît démontré: les leucémies aiguës apparaissant chez les sujets habitant à moins de 200 mètres d’une ligne à haute tension et les tumeurs du cerveau chez les sujets ayant utilisé un téléphone portable au moins une heure par jour depuis plus de dix ans. Dans le premier cas, le lien causal est fortement suggéré en raison d’un «effet dose» démontré grâce à une méta-analyse regroupant plusieurs études épidémiologiques: plus on s’éloigne de la ligne à haute tension, plus le risque de leucémie diminue. Mais il est encore supérieur à la normale à moins de 600 mètres. Dans le second cas, le lien associatif a été beaucoup plus difficile à mettre en évidence, compte tenu de la longueur de la période de latence (l’exposition s’étale sur dix ans). Néanmoins, des données toxicologiques et biologiques telles qu’exposées dans le rapport de consensus international «Bioinitiative» apportent une preuve indirecte complémentaire d’un lien causal possible. C’est aussi ce qui avait été suggéré dans deux articles écrits en collaboration par l'ARTAC et le Pr Lennart Hardell.
Aujourd’hui, il faut aller plus loin et dépasser le cadre de la cancérologie. Le Pr Belpomme a en effet reçu en consultation à l’Hôpital Européen Georges Pompidou de très nombreux malades disant souffrir d’électro-hypersensibilité (EHS) au cours de ces derniers mois. Il s’agit de véritables malades atteints de symptômes lourdement invalidants liés aux CEM qui leur rendent la vie impossible, entraînant fréquemment une perte d’emploi, la nécessité impérieuse de se protéger des CEM – omniprésents dans notre environnement – et souvent de changer de lieu d’habitation ou de le transformer en véritable «cage de Faraday»*, sans compter les difficultés sociétales de toute nature que cela entraîne.
Le Dr. Philippe Irigaray, Coordinateur des recherches de l’ARTAC, a été auditionné le 6 janvier 2009 par l’AFSSET au sujet des liens entre cancer et environnement, et le Pr. Belpomme l'a été sur les CEM le 28 janvier.

A lire : la Newsletter de l'ARTAC de février 2009
Au nom du principe de précaution, les pouvoirs publics doivent donc prendre rapidement des mesures sur l’utilisation des technologies sans fil, principalement les antennes-relais, le wifi et la téléphonie mobile. Mais au-delà, il faut prendre en charge les personnes qui souffrent, et prévenir la population des risques qu’elle encourt, surtout les enfants et les femmes enceintes, car le fœtus est très vulnérable. L’électrosensibilité est reconnue en Suède et considérée comme un ‘‘handicap’’.

Très instructif : l'interview du Pr Aubineau du CNRS

A lire enfin : le Rapport BioInitiative pour la mise en place de normes biologiques pour les champs électromagnétiques.

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